Vive le Social

Publié le par Cédrick

Cinq ans d’atteintes à la législation sociale

2002. Dès le mois de septembre, le gouvernement Raffarin adopte un projet de loi « relatif aux salaires, au temps de travail et au développement de l’emploi » qui prévoit l’assouplissement des 35 heures et l’augmentation du contingent annuel des heures supplémentaires (de 130 heures il passe à 180), l’harmonisation du Smic par étape et, en compensation, l’accélération des exonérations de cotisations sociales à la charge des employeurs sur les bas salaires. Le 19 décembre la loi suspendant le volet anti-licenciement de la loi de modernisation sociale adoptée sous le gouvernement Jospin est définitivement votée.

2003. Le 24 juillet, la loi portant réforme de la retraite, dite loi Fillon, est définitivement adoptée. Elle fait de l’allongement de la durée de cotisation, et de son corollaire la baisse des pensions, la seule variable d’ajustement de notre système de retraite. Et contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, elle n’en assure nullement la pérennité.

2004.La loi portant réforme de la Sécurité sociale est votée durant l’été. Elle augmente la contribution des malades, encadre de manière autoritaire le parcours de soins, accentue l’étatisation du système, exonère les entreprises de tout effort… et ne règle rien.

2005. Le 4 août, le « contrat nouvelles embauches » (Cne), qui autorise le licenciement sans motif durant les deux premières années du contrat, entre en application dans les entreprises de moins de vingt salariés.

2006. le 16 janvier, Dominique de Villepin annonce la création du "contrat première embauche" (Cpe). Applicable aux jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises de plus de vingt salariés. Il prévoit, comme le Cne, une période d’essai de deux ans durant laquelle le salarié peut être licencié sans motif. Le 10 avril, après une mobilisation unitaire sans guère de précédent, le Premier ministre sera contraint d’y renoncer.


Voila un petit rappel de ce qui s'est passé ces 5 dernieres années alors que Sarko était au gouvernement.

Lui qui se prétend pour la rupture (tranquile maintenant) était bel et bien dans ce gouvernement et en tant que ministre d'état et de l'interieur.
Comment donner crédit à ses paroles alors que ses actes durant ses années au pouvoir démontrent le contaire ?

Et cela sans parler des lois Sarkosy sur la sécurité interieure qui réduisent les droits et libertées de chaqun un peu plus (surtout si on n'est pas blanc avec un nom qui sonne bien franchouillard) et de l'omni-présence et impunité des "forces de l'odre" dont il était le ministre.

Qui peut croire à ses promesses ?
Utilisez votre mémoire  et arrétez de croire que tout le monde change et que le croque mitaine s'est transormé en bisounours !

Publié dans En Politique

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Benjamin 04/05/2007 03:32

Sarkozy a été ministre de l'intérieur pendant 4 ans, et ministre de l'économie pendant 8 mois. Le tenir responsable de la réforme des retraites, du CNE, etc...est parfaitement ridicule.De plus, dire qu'il n'incarne pas la rupture alors que la gauche n'a eu de cesse de pointer du doigt le caractère réformateur de Sarkozy est soit de la malhonnêteté intellectuelle, soit de la bêtise.

Cédrick 04/05/2007 20:06

Le fait est que pendant tout ce temps et meme plus, Sarko etait et est toujours également le président de l'UMP et avait donc un poids enorme sur les décisions pouvant se prendre.De plus en tant que ministre de l'interieur (et ministre d'état on l'oublie souvent) il avait , c'est un fait , a sa bote, Copé (ministre de l'économie) et Clément (ministre de la Justice), Fillon et autres.Aucune réforme n'a pu et n'aurai pu se faire sans l'aval de N.Sarkozy.Sarko dit tres clairement le contraire de son action passée mais il acte tres clairement dans la continuité de son action passée.

AL1 18/04/2007 21:59

Sarkozy est le seul candidat qui renie son passé, comme s'il n'avait jamais participé à aucun gouvernement. Et surtout pas ces 5 dernières années... Peut-on lui en vouloir ? Il a toujours été comme ça, depuis ses débuts en politique... Ce type est un danger pour la France, les Français (les autres aussi !) et la République.